Le Markis vous ouvre les portes de sa discothèque. C´est tout. flesceller@yahoo.com
samedi 6 octobre 2012
Lacrimosa : "Feuer" (2009)
samedi 18 août 2012
Nirvana: "Even in his youth" (1989)
dimanche 8 juillet 2012
Deep Purple: "Hungry Daze" (1984)
Si le nom Deep Purple est avec celui des Beatles, des Rolling Stones et de Led Zeppelin parmi les plus populaires du l´histoire du rock, il le doit principalement à son tube « Smoke on the Water » ; ce morceau imparable, composé et enregistré en moins de 24h suite à la destruction partielle des bandes de leur nouvel album dans l´incendie du Casino de Montreux le 4 décembre 1971, contenant en effet le riff le plus célèbre du rock. Mais contrairement à ces autres prestigieuses formations, Deep Purple était depuis le départ un projet lancé pour réussir, une entreprise imaginée et sponsorisée par le music business londonien, sans spontanéité aucune. Les musiciens avaient en effet été recrutés sur petite annonce en 1967, et s´étaient spécialisés dans les reprises (Beatles, Hendricks, Tina Turner…). C´est la sortie du premier album de Led Zeppelin début 1969, qui servira de déflagration.
Le line-up de Deep Purple est alors totalement chamboulé par l´arrivée de Ian Gillan (chant) et Roger Glover (basse), qui impriment une nouvelle orientation hard rock. Ce line-up mythique (Paice/Lord/Glover/Gillan/Blackmore) livrera trois chef d´œuvre en trois ans: In Rock (1970), Fireball (1971) et Machine Head (1972) et obtiendra dans le même temps un succès commercial gigantesque. Et puis la bonne vieille histoire du rock´n´roll prendra le dessus: drogues, égos, dissensions, lassitude. En à peine deux ans, cette machine qui semblait indestructible s´essouffle puis se volatilise le 15 mars 1976 au terme d´un concert désastreux du côté de Liverpool.
Milieu des années 80. Deep Purple est enterré depuis longtemps. Depeche Mode, Dire Straits et U2 les ont remplacés. Pourtant, en cet été 1984, du côté du Vermont, les membres du line-up mythique 1969-1973 se sont retrouvés et enregistrent dans le secret, l´album du revival. De fait, Perfect Strangers sera un retour gagnant. L´album, ramassé, ne contient que 8 titres, excessivement produits. Deep Purple y démontre un savoir-faire évident, parfois légèrement bourgeois, et pour sonner moderne sans se renier, parvient à encadrer les éléments constitutifs de sa fougue 70´s par une rythmique froide, presque martiale, tout à fait dans l´air du temps. Si les morceaux sont tous très bons, un seul est génial.
« Hungry Daze » conclut l´album et peut-être aussi une époque. Mystérieusement, il échappe au formatage relatif des autres morceaux, et happe immédiatement l´auditeur pour le plonger dans la folie nostalgique et tourbillonnante de 1969. Littéralement un revival hipppie, ce morceau évoque un mode de vie qui n´avait plus cours chez Deep Purple depuis longtemps en 1984 : la vie sur la route, la drogue, le sexe : c´est-à-dire les fondamentaux du rock. « Hungry Daze » ou la toute dernière éruption de colère du Pourpre Profond, qui ne remuera ensuite plus guère que de la cendre froide.
lundi 30 avril 2012
Killing Joke : "The Death & Resurrection Show" (2003)
Au charisme de Dave Gahan répondait celui de Jaz Coleman, dont après plus de 30 ans de carrière, personne ne sait tout à fait s´il est réellement fou ou s´il en cultive seulement l´apparence. Celui qui prétend ne dormir que 2 heures par nuit et qui partage aujourd’hui´hui sa vie entre la Nouvelle-Zélande et Prague (après un exil islandais dans les années 80 pour échapper selon lui à un risque d´apocalypse nucléaire) se définit comme un expert en occultisme et mène en parallèle une carrière de compositeur pour orchestre.
A son image, Killing Joke n´a jamais voulu se départir d´un certain hermétisme. Fascinée par les concepts, les logos, la numérologie et le symbolisme en général, la formation a gagné au fil des ans en épaisseur, intégrant progressivement à ses visuels et ses paroles des éléments mystiques et millénaristes. A tel point qu´il est impossible d´appréhender le travail du Joke si l´on n’admet pas que celui-ci est très directement la conséquence de l´angoisse de la fin du monde ressentie par ses membres.
dimanche 18 mars 2012
Dire Straits: "Where do you think you´re going?" (1979)
dimanche 22 janvier 2012
Depeche Mode : "World in My Eyes" (1990, Violator)
dimanche 20 novembre 2011
The Cure - "Kyoto Song" (1985)
Comment expliquer qu´une formation aussi intègre et tourmentée que The Cure soit devenue l´un des plus gros vendeurs de disques sur les 5 continents, tutoyant pendant presque une décennie les niveaux de succès rencontrés par U2 ou Dépêche Mode ? Plus de 30 ans après les débuts discographiques de la bande à Robert (Smith), le mystère reste entier. Rien ne semblait prédestiner The Cure, formé à la fin des 70´s dans la sinistre ville de Crawley, lointaine banlieue grisâtre de Londres, au succès international.
The Head on the Door sort en 1985, au beau milieu d´une série de 7 albums studio grandioses (1980-1989). De Seventeen Seconds, second album du groupe, dont la cold pop synthétique lance véritablement les années 1980, jusque Disintegration (1989) qui en constitue probablement l´un des testaments les plus aboutis, The Cure n´a livré que des chefs-d´œuvre, se payant le luxe de ne jamais faire deux fois le même disque, oscillant entre cold wave, dark wave, rock gothique, pop voire psychédélisme. Plus pop que ces prédécesseurs, The Head on th Door bénéficiera à plein des succès des singles « In Between Days » et « Close to me », ce qui permettra de faire connaître au plus grand nombre « Sinking » et « Kyoto Song », les morceaux les plus sombres de l´album.
« Kyoto Song » naît de la fusion de deux cauchemars distincts faits par Robert Smith et sa compagne Mary. Celle-ci rêve d´une noyade (la lumineuse entrée A nightmare of you/of death in a Pool/ Wakes me up at 3:45) tandis que lui fait rien de moins qu´un rêve cannibale (le terrifiant refrain It looks good! / It tastes like nothing on earth / (x2) / It’s so smooth it even feels like skin…). La noirceur surnaturelle des paroles contraste en apparence avec la mélodie principale, dans une veine minimaliste, d´une pureté tellement extrême qu´elle en devient troublante. Ainsi, malgré cette simplicité formelle, le pouvoir de fascination de ce morceau singulier, qui, comme les rêves, semble défier les lois de la pesanteur, reste absolument intact, presque 27 ans plus tard.
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Kyoto Song
(Robert Smith)
a nightmare of you of death in the pool
wakes me up at quarter to three
i'm lying on the floor of the night before
with a stranger lying next to me
a nightmare of you of death in the pool
i see no further now than this dream
the trembling hands of the trembling man
hold my mouth to hold in a scream
i try to think to make it slow
if only here is where i go
if this is real i have to see
i turn on fire and next to me...
it looks good! it tastes like nothing on earth
it looks good! it tastes like nothing on earth
its so smooth it even feels like skin
it tells me how it feels to be new
it tells me how it feels to be new
a thousand voices whisper it true
it tells me how it feels to be new
and every voice belongs
every voice belongs to you

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